“Marie voulait aller à Disneyland, pour voir le Père Noël. Quand j'ai appelé l'association référente, on m'a dit qu'elle était trop jeune, elle n'avait que 4 ans alors que l'âge minimum était 5 ans, et qu'ils ne prenaient pas les enfants en fin de vie.” Cette réponse, la maman, Valérie Plessis, ne s'en est jamais vraiment remise. Quelque temps plus tard, en décembre 2002, sa fille disparaissait. “Elle avait en elle une joie de vivre rare... Nous lui avons fait la promesse de réaliser les rêves des autres enfants.”
En 2004, l'association était créée, à Gené. Avec deux principes: accorder leur “part de rêve” à tous les enfants, sans restriction d'âge ni de condition liée à l'état de santé ou au traitement, mais aussi faire partir toute la famille avec, en prenant en charge les frais.
Rejoints par une trentaine de bénévoles, et une marraine, Hélène de Fougerolles, très investie, Marie rêve et espoir a réalisé quelque 450 rêves en 4 ans. Aller à Bagnères de Bigorre, toucher un dauphin, visiter le parc Astérix, rencontrer Yannick Noah...ici rien d'impossible. Et même s'il prend souvent des allures de défi, le rêve trouve toujours sa concrétisation. Parce que l'espoir doit être plus fort que tout. Valérie le sait bien, elle qui a aussi vécu la rémission de son fils aîné, Jérémie, 21 ans, atteint d'un cancer décelé à l'âge de deux ans.
Association “Marie rêve et espoir”, L'Housserie à Gené. Site: www.marie-reves-espoir.fr